#TcsNYCMarathon 2017 : Back to back!!

Voilà bientôt 2 mois que j’ai couru le Marathon de New York et je me décide ENFIN à en écrire le compte rendu.

Pourquoi autant de temps ? Car j’avais très égoïstement envie de profiter un maximum des endorphines procurées et des images emmagasinées avant de redescendre de mon nuage et de partager avec vous cette nouvelle aventure new yorkaise.

Flashback.

Dimanche 5 novembre, 3h30 du matin : j’ouvre les yeux, je n’ai plus sommeil. Le grand jour est là. Après des semaines et des mois de préparation, je vais de nouveau me lancer dans l’aventure marathon et j’aborde celle-ci sans aucuns stress.

Le Marathon de NY est la 3ème étape de mon #Breaking3PB Project. Après avoir signé mes meilleurs temps et atteint mes objectifs fixés sur 10km (sub50’ : 49’01) et semi (sub1h55 : 1h51’57), l’objectif du jour était tout annoncé : viser le sub4h30.

Après un bon petit déjeuner glucidique, l’heure de prendre le bus pour aller sur la zone de départ a sonné (il est 6h). On ne peut pas dire que NYC se réveille tant cette ville semble ne jamais dormir.

De plus aujourd’hui, Big Apple a mis son habit de gala pour fêter les futurs héros qui vont parcourir dans quelques heures les 26.2 miles les emmenant à Central Park, donc pas le moment de somnoler.

Le voyage en bus dure moins d’1h jusqu’à Staten Island. La météo sur place y est clémente et c’est une bonne chose vu le nombre d’heures qu’il va falloir attendre avant de s’élancer : plus de 3h30. Il est marrant de voir comment chacun met à profit ces heures d’attente et très rapidement, on reconnaît les habitués qui ont pris tout le nécessaire avec eux pour rendre plus agréable ce moment.

10h15 : il est l’heure de rejoindre le SAS. A l’inverse des derniers marathons courus ensemble, la stratégie avec My Boo sera simple : chacun fait sa course et rendez-vous sur la Finish Line.

Je suis concentré, je fais le vide autour de moi. Mes yeux sont fixés vers le Verrazano Bridge. L’heure n’est plus aux sourires, à la fantaisie, c’est GAME TIME Baby !!!

Sous une pluie fine, le coup de canon pour le départ est donné à 10h40 au son de « New York New York » de Sinatra. J’enclenche ma montre, c’est parrttttiiiiiii !!!

Pour la 1ère fois depuis très longtemps je cours sans musique. Je voulais profiter à fond de l’ambiance de la course et pour le coup j’ai été servi. Quel que soit l’endroit traversé pendant le parcours, j’en ai pris plein les yeux, plein les oreilles, plein le cœur, plein la tête. Je crois qu’il n’existe pas de mots assez forts pour expliquer ce que l’on vit, ce que l’on reçoit comme amour, ce que l’on reçoit comme encouragements personnalisés de tous les supporters qui sont au bord de la route. Toute cette folle énergie nous donne des ailes, nous donne envie de se dépasser, de surpasser. Oui aujourd’hui, chaque coureur quel que soit son niveau est un héros !!

Je crois que la gestion de ce booster puissance l’infini aura été mon talon d’Achille. En effet, alors que j’avais prévu de boucler les 25 premiers kilomètres en 6’25/ km de moyenne, je les ferai en moins de 6’00/km. 25 secondes au kilomètre que je payerai très cher au moment de gravir le Queensboro Bridge, LA 1ère difficulté casse pattes du parcours. Sa traversée est tellement longue et ardue que l’on a l’impression que cela ne se finira jamais. Demandez à tous ceux qui ont couru le Marathon de NY ce qu’ils pensent de ce pont et vous verrez que les témoignages sont tous les mêmes.

Mais lorsqu’ils vous en parleront, ils vous conteront aussi ce qu’ils ont vécu à sa sortie. Alors que la traversée se fait dans le calme et sous le rythme des foulées des coureurs, à 300m de la fin, une clameur de plus en plus forte nous donne des frissons. 200m, 100m, et BIM : la gifle !! Un bruit assourdissant nous dévore totalement : WTF, THIS IS NEW YORK !!!

Km 32, le manque d’énergie se fait de plus en plus ressentir et cela se remarque dans mon allure qui chute petit à petit. D’après mes calculs, mon objectif ultime de sub4h30 ne tient qu’à un fil.

Depuis quelques kilomètres, je n’arrive plus à ingurgiter les gels que j’ai avec moi. Niveau hydratation, même chose : plus rien ne passe. Mes jambes commencent à tirer ce qui me poussent à marcher. C’est à ce moment-là que j’entends une voix derrière moi qui me crie «ne t’arrête pas » : My Boo me dépasse. Je redémarre et essaye de la suivre, mais je n’y arrive pas : elle est en mode fusée alors que moi, je débute ma traversée du désert.

Les 10 km jusqu’à Central Park ne seront pas mon moment préféré de la course. En effet, j’ai payé cash mon trop plein d’enthousiasme et ma mauvaise gestion de la 1ère partie de course. N’ayant plus d’énergie dans le moteur, c’est le mental boosté par tous les encouragements de la foule en délire sur le parcours, qui me portera jusqu’au bout.

Dernier virage, dernière longue ligne droite en montée, dernier sprint : la Finish Line est enfin là !!

En la franchissant, j’arrête le chrono de ma montre : 4h43’52.

 

BILAN

Au moment de récupérer ma médaille de finisher, j’avais un sentiment mitigé. En effet, j’étais déçu d’avoir raté ce sub4h30 que j’avais dans les jambes mais que j’ai raté tout seul comme un grand garçon. Mais cette déception ne fut que passagère tant j’étais fier d’avoir bouclé mon 7ème marathon en autant de participation, avec à la clef la signature de mon nouveau record personnel.

Courir 7 marathons : qui aurait pu imaginer ça lorsque j’ai débuté la course à pied ? Surement pas moi. Le prochain 26.2 miles est déjà en ligne de mire. A part en être finisher, j’y vais pour le moment sans réel objectif chrono, même si cela peut changer quelques jours avant le départ.

En attendant, le Marathon de NY est et restera surement toujours mon marathon préféré et pour sûr, je le referai dans les années à venir pour y vibrer de nouveau de nombreuses fois encore.

Publicités

4 commentaires sur “#TcsNYCMarathon 2017 : Back to back!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s