Mon challenge nantais : 10k + semi marathon!

Pour son 1er dossard sur semi-marathon, le frère de My Boo avait besoin de quelqu’un pour l’aider à atteindre son objectif : terminer la course et si possible en un temps de 2h15. Alors quand on m’a proposé d’être son lièvre, c’est tout naturellement que j’ai accepté de relever ce challenge.

Très rapidement, le choix de la course s’est porté sur le semi-marathon de Nantes à la vue de son parcours roulant, idéal pour une 1ère expérience sur la distance.

« Le 10km est le samedi soir et le semi-marathon le dimanche matin : et pourquoi je ne ferai pas les 2 courses pour tester ma résistance ? ». Je vous rassure de suite, lorsque j’ai répondu par l’affirmative à cette question, je n’étais pas sous l’amprise d’aucunes liqueurs particulières, mais j’avais juste envie de me rentrer dedans (à mon niveau) en me lançant ce challenge personnel.

Quelques jours avant ce weekend nantais, je me suis posé la question quant à la stratégie à adopter :

  • Courir le 10km en 1h pour garder le maximum d’énergie pour le semi-marathon du lendemain ?
  • Courir le 10km sur les bases de mon record et espérer que les quelques heures de repos me permettraient d’être assez frais pour le semi?

Aimant les défis ou étant à moitié fou, je pris la décision de cocher la solution 2 en visant si possible les 52’ sur le 10k.

 

Le 10k : les Foulées de l’Eléphant

Départ de la course à 21h30 depuis le Hangar à Bananes, dans une ambiance ou plus de 7000 participants avaient à vrai dire : la banane. Pas de SAS de départ, tout le monde est mélangé : c’est la fête. A quelques minutes du départ, je rentre dans ma bulle : j’ai un chrono à aller chercher.

Le top départ est donné. Très rapidement je me rends compte que je ne pourrai pas atteindre mon objectif. En effet, mettant positionné trop en arrière de la tête de course, je passe mon temps à essayer de slalomer les nombreux coureurs qui sont devant moi. Alors que j’avais prévu de courir les 2 premiers kilomètres à une allure moyenne de 5’20 au kilo, je les bouclerai en 6’/km. Ce constat pris en compte, je déciderai de viser un sub55’, ce qui à la vue du parcours me fera regretter mon erreur de débutant tant il était roulant et idéal pour viser un chrono intéressant. Km5, l’heure du ravitaillement. J’en profite de faire une pause de quelques longues secondes pour faire un bisou à ma fille qui était là pour m’encourager : la 1ère fois depuis que je cours J.

La suite du parcours : de chaleureux encouragements des nantais qui étaient en nombre ce samedi soir et une superbe arrivée festive, me permettront de digérer plus rapidement ma déception et mon chrono, malgré tout honorable de 54’15’’.

Le semi-marathon de Nantes 

Après une courte nuit de 5h dans les bras de Morphée, il était l’heure de se préparer pour aller cette fois-ci courir le semi. Comme les prévisions météorologiques l’avaient indiquées depuis une bonne semaine, la pluie, le vent et le froid étaient bien de la partie. Encore un temps de merde pour une course en…France. A croire que je suis un sacré chat noir, car je n’ai pas souvenir de quand fut la dernière course dans l’hexagone ou j’ai couru par un temps clément.

Petit déjeuner englouti (merci Overstim’s pour ces muffins myrtilles : une tuerie), direction la ligne de départ sous la pluie, pluie qui s’arrêtera par la suite pendant une bonne partie de la course.

La stratégie du jour est très simple, semi-marathon divisée en 3 phases :

  • « échauffement» : 4 km en 6’20 de moyenne
  • « corps de course» : 15km en 6’00 de moyenne
  • Et les derniers kilomètres, entre 5’30 et 5’50/km.

A l’inverse du 10km de la veille, beaucoup moins de monde était au départ ce matin. Chaque coureur allait donc pouvoir gérer sa course comme bon lui semblait, en fonction de son allure et sans gêner ses voisins. De notre côté très rapidement, peu de temps après le départ, une pointe de côté viendra me chatouiller le flanc : surement une mauvaise gestion de mon hydratation pré course. Quelques bonnes grosses respirations plus tard, plus rien : heureusement. 1ère étape bouclée en 6’15 de moyenne.

Place au « corps de course ». Notre vitesse de croisière est bonne et lorsque je prends de fréquentes nouvelles auprès du frère d’Olivia pour jauger ses sensations, celui-ci m’indique qu’il se sent bien. A de nombreuses reprises, je suis quand même obligé de freiner sa fougue car je veux qu’il garde un maximum d’énergie pour pouvoir tenir s’il venait à avoir une baisse de régime et surtout pour lui permettre d’accélérer en fin de course.

Les kilomètres s’enchainent. Juste avant le km15, lors de la traversée du Pont des 3 continents, de premières douleurs aux jambes se font ressentir à tel point que je suis obligé de marcher une centaine de mettre pour m’étirer, récupérer et reprendre ma marche en avant. A ce moment-là, je sais que je n’arriverai pas à jouer mon rôle de lièvre jusqu’à la Finish Line. Mais hors de question de freiner la course du frère d’Olivia : je dois l’emmener le plus loin possible. Je me donne alors comme objectif de tenir mon rôle de sherpa jusqu’au moment où il aura besoin de prendre ses gels pour se redonner un coup de boost pour les derniers kilomètres.

Ce moment arrivera au km18. Nouvelle prise d’informations : il se sent toujours bien. A l’arrivée d’un nouveau pont (Pont Anne de Bretagne), celui-ci sera mon mur (km 18.5). Je lance des encouragements et derniers conseils au frère d’Olivia que je vois s’éloigner très rapidement. Mon rôle de lièvre s’arrêtera là.

Ma fin de course sera anecdotique. Je rallierai tant bien que mal la finish line pour boucler mon 10ème semi en un temps de 2h12’44. Pour ce qui est du frère d’Oliva, celui-ci terminera en 2h08’10 : objectif atteint !

BILAN :

Etre dans la peau d’un lièvre aura été une sacrée expérience de partage que je referais sans aucunes hésitations si on me le redemandait.

Pour ce qui est de mon challenge de courir 2 courses dans le weekend, celui-ci aura été réussi même s’il ne l’a pas été à la hauteur de mes espérances. Mais l’essentiel était ailleurs et je ressors heureux d’avoir pu participer à cette belle fête du running nantais dont j’ai l’intime conviction que je reviendrai lors d’une prochaine édition.

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2 réflexions sur “Mon challenge nantais : 10k + semi marathon!

  1. Bonjour Marvin,
    Bravo d’avoir enchaîné les 2, j’attendais ton CR avec impatience car je t’ai vu là-bas.
    Je suis le grand gars qui est venu te causer au ravito d’après course sur le 10km (sorry sur le coup je n’avais pas reconnu Olivia qui était un peu derrière toi). J’ai également servi de lièvre pour ma femme sur le 10km, c’était sa première compétition, marrant comme sensation.

    • je me souviens tres bien te toi et tu m’avais justement dit que tu attendais mon CR. j’espère que ta femme a bien aimé sa course et que cela lui a donné l’envie d’accrocher un nouveau dossard 🙂 ? Au plaisir de se recroiser sur un prochain évènement running

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