#ChiMarathon épisode 2 : the race!!

Le D Day

C’est LE jour que l’on attend tous quand on participe à une course, quelle qu’en soit la distance. Pour ma part, je vis ça comme quand j’étais minot et que j’attendais avec impatience le 25 décembre au matin pour ouvrir mes cadeaux de Noël !!!

Des semaines de préparation, des jours à visualiser le parcours, à penser aux petits détails qui pourraient faire la différence, ce marathon n’étant pas inconnu pour moi, je savais à quoi m’attendre. Vu ma forme du moment, je visais en toute objectivité un temps bien meilleur que lors de ma précédente participation.

7h15 : l’hymne US. Les frissons, les larmes, mon cœur de patriote bat à fond. A peine terminé, la concentration revient : j’ai l’œil du tigre!!

8h21 : on dépasse avec My Boo la ligne de départ.img_0117Dès les 1ers mètres, on est porté par l’ambiance et l’enthousiasme des supporters. Tous les chicagoans sont sortis et sont là pour encourager les héros du jour.

Pendant près de 10 km, on respecte à la lettre notre plan de vol en suivant scrupuleusement la fameuse ligne bleue. Malgré la « pause pipi » qui nous fait perdre une grosse poignée de minutes (impossible/ interdit de faire pipi derrière un arbre aux US, donc arrêt au stand obligatoire), notre 1ère partie de course se boucle avec le sourire et une confiance non entamée.

Pour la 1ère fois sur marathon, je suis parti sans aucun moyen d’hydratation. Avec de quoi boire tous les 2 miles (Gatorade Endurance + eau « glacée »), pas besoin de se charger « inutilement ». Alors à chaque ravitaillement, j’alterne dans le choix des boissons pour que mon corps puisse toujours posséder un taux hydrique important.

Arrivée à mi parcours, légère alerte du côté de My Boo : son ventre gargouille et est douloureux. Je me mets à repenser à mon semi de Bordeaux en 2015 et espère qu’elle ne connaîtra pas la même mésaventure. Mais elle serre les dents et on avance.

24eme kilo, My Boo grimace : cette fois c’est son genou qui coince. Il reste encore 18km, je sens que cela va être long pour elle. Elle me dit de foncer si je me sens bien, mais non je refuse : on finira la course ensemble quoi qu’il arrive.img_0118L’ambiance est toujours là. A chaque mètre du parcours, on en prend plein la vue et plein les oreilles. Les gens chantent, dansent, te crient dessus pour que tu donnes le meilleur de toi même. C’est tellement de la folie que les frissons procurés sont comme une dose de shoot qui te rebooste.

Ce que j’adore par dessus tout, c’est que chaque quartier traversé a son ambiance propre. Quartier « chicanos », quartier chinois, quartier gays,… le kiffe!! Le lieu piège : le quartier étudiants. Vu l’heure à laquelle passe les coureurs, c’est l’heure à laquelle les jeunots sont en After donc, pas très frais. Alors à moins d’être un fan de vodka de bon matin, attention à l’hydratation proposée qui n’est pas toujours de l’eau claire lol.

23ème miles de dépassé, nous voilà dans la dernière ligne droite qui nous mènera jusqu’à la ligne d’arrivée. 3 miles compliqués pour My Boo qui sera tout au long, au bord de l’explosion tellement son genou et ses intestins avaient décidé de ne pas être de la partie aujourd’hui. Pour ma part, à compter du 24ème miles, je serai pris de nausées. Nausées sûrement dûes à l’eau froide servit aux ravitaillement. De plus, ma cheville droite faisait elle aussi des siennes rendant chaque foulée douloureuse. Que cela ne tienne, ce n’était pas le moment de baisser les bras : nous irions chercher notre nouvelle étoile de marathonien.

Difficile d’exprimer par écrit les sentiments vécus dans les derniers mètres de la course. Ce moment est un peu hors du temps car on ressent une espèce d’euphorie qui nous fait sprinter jusqu’à la ligne d’arrivée, en oubliant que l’on a 42 km dans nos jambes douloureuses.

Bilan :

Oui le chrono était loin de nos espérances et même au dessus de celui réalisé sur le même terrain de jeu en 2014. Mais voilà, le marathon a cela de beau et de frustrant à la fois car même à 100% de tes capacités au départ de la course, tu ne sais jamais comment celle ci va se passer.

Avec du recul et en analysant ce qui a été fait, tout s’est joué sur une « petite » dizaine de kilomètre, juste après notre arrêt au stand vers le km10. En effet, nous nous sentions si bien que nous sommes allés plus vite que ce que nous avions prévu pour la 1ère partie du parcours. Erreur de jeunesse? Pas sur lorsque je vois que même des expérimentés font encore cette erreur.

Alors oui, c’est dommage et un peu rageant car on aurait pu faire un très bon chrono, mais la satisfaction d’avoir bouclé un nouveau marathon en donnant tout, passe au dessus de toute ça.img_0119

 

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4 réflexions sur “#ChiMarathon épisode 2 : the race!!

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