Lyon Urban Trail : Acte 2

Il y a 3 ans en avril 2013, lorsque je bouclais pour mon 1er LUT (12 km en 2h02 et 37 sec.), je me promettais une chose : on ne m’y reprendra plus JAMAIS !!

En effet, même si j’éprouvais un énorme sentiment de fierté d’avoir terminé ma 2ème course officielle, à la vue de la souffrance que j’avais vécue tout le long du trajet, je n’avais vraiment plus envie de revivre ce calvaire!!!

Des marches, des marches et encore des marches… mon pire cauchemar !!

En fait, disons-le : je déteste les dénivelés !! Pas besoin de me proposer un D+1000m pour me donner des boutons; non non avec bien moins, j’ai des sueurs froides juste à l’idée d’affronter cet Everest « psychologique »!!

Alors lorsqu’à J-7 de cette nouvelle édition du LUT on m’a lancé le défi de m’aligner sur le parcours de 14km, j’aurai pu prendre mes jambes à mon coup et décliner cette gentille invitation en indiquant que j’avais une sortie poney ou une sortie au Parc avec ma fille (motif plus crédible lol). Mais surprise, j’ai dit « pourquoi pas ».

« Pourquoi pas » : quelle réponse d’inconscient surtout quand on sait que je n’avais pas fait une seule minute d’entrainement pour une telle course. En clair, j’y allais la fleur au fusil et ça m’allait très bien. Sachant qu’en plus il y aurait pas mal de twittos qui serait sur la ligne de départ, je passerai au moins un moment sympathique de camaraderie.

J-1, jour du retrait du dossard. Jour qui m’a aussi permis d’en savoir un peu plus sur le parcours de la course : 14km avec un D+500. Après une analyse rapide et connaissant mon foncier physique, je savais que je pourrais espérer viser un temps meilleur qu’il y avait 3 ans malgré les 2 km supplémentaires. Et qui sait, pourquoi pas accrocher un petit sub2h pour consolider mon capital confiance (comme s’il m’en manquait lol).

 

Jour J. Arrivée sur la zone de départ 20 min avant le coup de pistolet. Je vois ça et là les gens s’échauffer en faisant des accélérations courtes, des sauts, des étirements, et moi…. bah rien : je compte sur le 1er dénivelé pour réveiller les muscles et faire monter la machine en température !!

Nous voilà avec quelque twittos derrière la ligne de départ prêt à affronter le « petit huit » qui nous attend et sous un magnifique temps printanier !!!IMG_11803, 2, 1 : goooooooo!!!!!

1ère surprise : le début du parcours a changé par rapport à ma 1ère expérience du LUT. En effet, on ne passe plus sous un tunnel routier qui était juste une horreur tellement c’était un cauchemar entre la pénombre, les odeurs d’urine et le brutal et déjà « juge de paix » dénivelé… Non, on se fait la montée vers Croix Rousse par « la Montée de la Grande Côte » et en plein air : le top!! Je me surprends à gravir assez facilement cette « côte » qui aura bien joué son rôle d’échauffement comme je l’espérais.

La 1ère vue sur Fourvière, qui sera la partie la plus compliquée du parcours est juste magnifique !!! Tout le monde est émerveillé devant cette belle photo mais pas certains que l’on aura le même état d’esprit lorsque l’on sera en train de crapahuter sur la colline d’ici quelques minutes.IMG_1181Comme prévu, la 1ère réelle difficulté sera la « Montée des Carmes Déchaussées ». Ca sera aussi les 1ers bouchons du parcours ce qui empêchera de monter les multiples en marches en courant, ce qui n’était pas vraiment dans mes objectifs lol.IMG_1183La zone de Fourvière sera une succession de montées, descentes, marches,… tout ce que j’aime. Mais de façon surprenante, je ne grogne pas, ne râle pas, bien au contraire je gère les différentes phases de la course de façon posée. En descente, je fonce en courant, en montée, je prends mon mal en patience en marchant ou en activant la fonction « course en mode escargot ».

Je pense aussi que le fait de courir en groupe depuis le début de la course facilite aussi les choses : ça motive !!

La 2ème difficulté du parcours (si on peut la considérer ainsi) sera la montée de la piste de ski de la Sarra. Je me mets à penser à ceux qui vont faire l’ultra boucle de la Sarra d’ici quelques semaines (course horaire de 6h solo et relais à 2 ou 3 sur un circuit de 2km et 90m de D+) : les fadas, je leur laisse (ou pas) lol.IMG_1190Arrivée au ravitaillement qui est le bienvenu tellement il fait chaud. Ravitaillement d’ailleurs que je trouve assez bien fourni et qui permet de recharger les batteries comme il faut avant d’attaquer la 2ème partie de la course et la colline de la Croix Rousse.

Sans vous le cacher, cette 2ème phase ne sera pas faite dans la même « facilité » que la 1ère, les jambes commençant à tirer. Mais malgré tout, je tiens bon et prend paradoxalement beaucoup de plaisir !!! Est-ce dû au fait que je ne prends pas garde au chrono, ne suit pas une allure définie, cours juste aux sensations ? A creuser.

Alors que je sais que l’arrivée est proche, je jette un oeil sur ma montre et surprise : je suis dans les temps pour atteindre mon objectif du jour et le sub2h peut même être accroché si j’arrive à accélérer la cadence. Chance pour moi, le dernier mile est une descente ponctuée de marches que je dévale 2 voire 3 par 3. Je cris…non que dis-je, je gueule sur les badauds pour qu’ils nous encouragent et ainsi pouvoir puiser cette énergie envoyée pour voler vers la ligne d’arrivée !!!

Celle-ci dépassée, je coupe ma montre : 2h01et 24 secondes. Même si le Sub2h n’est pas atteint, good job :-). Comme mes compagnons d’aventure, j’ai le sourire et le plus incroyable : je MARCHE sans douleurs et ça, ce n’est pas rien lol.FullSizeRenderSatisfaction du jour, l’organisation a prévu une médaille pour les finishers et ça c’est une sympathique attention!IMG_1213

BILAN :

J’ai kiffé courir le LUT. Oui oui, vous avez bien lu : j’ai kiffé !! Ecrire ces mots alors que ce genre de courses n’étaient il y a encore peu pas ma tasse de thé, est assez surprenant, mais j’y ai vraiment pris du plaisir.

Par contre, ne vous méprenez pas, je ne vais pas non plus enchainer ce type d’épreuves car j’ai une préférence pour les courses sur terrain plat, mais de temps en temps, pourquoi pas. C’est une façon de varier les plaisirs dans ma pratique du running et je pense que c’est une bonne chose pour ne pas vivre une « routine » sportive.

Et au fait… à J+1, j’ai eu une surprise en apprenant mon temps réel : 1h59 et 50 secondes. Bah voilà, je l’ai mon sub2h :-).

Alors rdv en 2017 pour l’améliorer? Cette fois, je ne dirai pas « on ne m’y reprendra plus JAMAIS » 😉IMG_1217

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5 réflexions sur “Lyon Urban Trail : Acte 2

  1. Pingback: #ChiMarathon Episode 2 – le prologue | CAPTAIN PHOENIX

      • Il y a une vraie complémentarité route/trail je trouve. Le travail de l’un apporte beaucoup à l’autre et le fait de décrocher du chrono sur trail est un vrai plus. Le trail se fait « à l’écoute » quand la route demande de la rigueur – si on s’aligne dans un esprit de chrono à tenir bien-sûr- et on est souvent très agréablement surpris par le résultat en trail avec une sensation de gros travail cardio et musculaire. Bref, aucun clivage route/trail comme on a tendance à le lire. Je compte bien m’aligner sur le LUT by night en prépa marathon de Lyon ! – Quelle richesse de terrain à Lyon ! Je vais me régaler ! 🙂 –

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