4ème voyage en marathonie !!

31 mai 2015 : date que j’avais cochée l’an dernier dans mon calendrier pour être la date de mon 1er marathon de l’année. Avec une date située 6 mois après le Chicago Marathon, mon objectif était clair : venir taquiner sur les bords de La Manche la barre des 4h30.

De plus, j’avais demandé à Santa Claus de mettre sous le sapin de My Boo un ticket à destination de la planète « marathonie ». J’étais conscient qu’elle me prendrait pour un fou de l’avoir inscrite sur l’épreuve reine de la course à pieds, mais je savais qu’en la motivant jusqu’au jour J elle saurait relever, avec les honneurs, le défi que je lui lançais. Je voulais aussi qu’elle prenne conscience qu’elle pouvait arriver à bousculer les lignes de quelques choses qui lui paraissait impensable, insurmontable, inhumain, et que quel qu’en soit la finalité, cela ne pourrait qu’être un apport positif dans sa vie quotidienne.

Dernière semaine avant la course.

Comme vous avez pu le lire précédemment, ma légère boulimie m’ayant poussé à avoir les yeux plus gros que mes mollets, le Mont Saint Michel allait être mon 2ème marathon de ce mois de mai. Chose complètement folle lorsque l’on prend un peu de recul, mais j’avais peut être (sûrement) besoin de me prouver que je pouvais le faire (ahhh l’ego trip quand tu nous tiens) et quand on aime…. saintmich1Je peux vous le dire maintenant, mais j’avais beau faire mon kéké et communiquer à qui voulait l’entendre que tout allait pour le mieux, je savais que ce marathon ne serait pas simple à boucler à cause des douleurs que j’avais pu ressentir lors de ma dernière SL. Même si mes tendons ne sifflaient plus, j’avais toujours mal aux cuisses et mollets. Mais devais-je le dire à My Boo? Devais-je lui montrer une once de doute dans mon esprit? Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez, la réponse sera toujours : NON!

Depuis plusieurs jours, je m’étais donc préparé mentalement pour faire tout mon possible pour l’emmener le plus loin possible : je serai son « lièvre »!!image1(1)Jamais 2 sans 3

Semi Bordeaux : pluie. Marathon de Genève : pluie. Il était donc tout à fait logique que la pluie soit de nouveau des nôtres pour cette course. « Ras-le-bol » mais bon, quand il faut y aller, il faut y aller. Malgré ça, le smile sur la ligne de départ est bien (toujours) présent.image2
8h30, le départ est donné. Ayant étudié le dénivelé qui nous attendait sur les 2 premiers km (D+40), la stratégie était très simple : partir à une allure ultra conservatrice et lancer une accélération progressive à partir du moment ou le dénivelé repasserait en négatif et que le bitume serait plus plat. Stratégie payante.

Même si cela fait bizarre au début d’avoir la voiture balaie sur ses talons, ce fut un pur kiffe du km2 au semi de doubler 1 à 1 les runners qui avaient démarré sur les « chapeaux de roue » et qui étaient déjà dans le rouge. La sensation que chaque fois que nous en dépassions un, nous prenions son énergie et notre barre de « power » se rechargeait.

Les km et les minutes défilent, le mental de My Boo est au top et de mon côté, les douleurs sont en sourdine et ne me gênent pas : perfect My Dear!

Arrivée au semi. Les bus des « abondons » sont remplis : il y a de la casse, pas rassurant…

2h45´10″ de course, j’annonce à My Boo qu’à cet instant elle vient de débuter son run le plus long sur bitume. Chose que je lui répéterai 5 min plus tard pour sa distance la plus longue jamais parcourue auparavant.image1(2)
Km26/ 27, kilomètre que l’on cavalera à une allure « plus » soutenue. My Boo est devant moi, je sens qu’elle a les jambes. Les miennes elles, commencent à grincer. Je lui indique que l’on va « trop » vite, que je ne pourrai pas tenir ainsi très longtemps et que je vais le payer à la fin. Elle panique « on doit arriver ensemble sur la ligne d’arrivée » me crie-t-elle. Mon corps tient, mais pour combien de temps?

Km28…. On se fait doubler par les vélos d’assistance. Une ambulance tonne derrière nous et nous double en 4ème vitesse. Au loin un attroupement « bizarre », pas habituel… Image choc : un coureur est allongé par terre et subit un massage cardiaque comme je n’en avais jamais vu… On entend les gens qui pleurent et un cri « putain, sauvez le, ne le laissez pas mourir ». J’ai le souffle coupé, du mal à respirer. My Boo est sous le choc, elle pleure. Je lui « ordonne » de ne pas se retourner, de se concentrer sur sa course, de foncer, de ne penser à rien d’autre à part tout donner pour aller chercher cette Finish Line!! Je ne peux pas la suivre… Plusieurs fois, elle se retourne pour m’attendre, en espérant que je raccroche le wagon, mais je lui fais des signes : FONCE, FONCE!!!

L’inconnu est devant elle. Je sais par quelles étapes elle devra passer pour parcourir les 13 km qui l’attendent en « solo », mais je n’ai aucuns doutes : elle y arrivera!!

Pour ma part, ces kilomètres furent une longue partie de cache-cache avec le Mont, drapé dans son plus beau voile brumeux, que l’on voyait un instant au loin, et qui disparaissait ensuite derrière les bois de la campagne brétilienne.image5J’avoue que les crampes et les chevilles douloureuses m’ont poussé plus d’une fois à être tenté de rejoindre le doux et chaud parfum de l’écurie.image4« Abandonner » n’est pourtant pas un mot faisant parti de mon vocabulaire, mais pour la 1ère fois, j’y ai pensé… J’ai eu beau mettre de la musique dans les oreilles pour me « rebooster », je n’avais plus la force d’avancer… Comment en vouloir à mon corps, alors que je n’ai rien fait pour l’épargner ces derniers temps et que je sais qu’il aura donner tout ce qu’il pouvait? Alors j’ai fait appel à ma volonté pour me remotiver, car même si le moral était bien présent, ce n’était pas l’extase de se mouvoir à la vitesse d’un escargot…

4h50′ de course, je pense à My Boo qui ne doit pas être loin d’en finir… Stressant de ne pas savoir ce qu’il en est, mais je sais que j’aurai bientôt de ses nouvelles. Elles arriveront 5min après : elle est FINISHER!!! YES, SHE DID IT :-)!!

km41 : « Le Captain Phoenix est attendu sur la ligne d’arrivée » voilà ce que j’entends sur la dernière ligne droite de la course. C’est « Chauchau » qui est au micro et fait le porte voix de My Boo. Ca rebooste… Le tapis rouge est là, je déploie une dernière fois mes ailes : THE WORLD IS MINE!!image7BILAN :

Même si cela n’a pas été bouclé comme nous le souhaitions, nos challenges respectifs ont été atteints!! Je suis fier de ce que My Boo a accompli, fier qu’elle ait tout donné, fier qu’elle n’ait pas jamais baissé les bras et ceci depuis qu’elle a accepté de se lancer dans cette aventure !! Bravo Championne et bienvenue dans la famille des marathoniens.image9Pour ma part, malgré la déception du temps réalisé (mais aurai je réellement pu faire mieux?), je garde la satisfaction d’avoir réussi à boucler mon 4ème marathon!! image10A quand la passe de 5?

Pas cette année car courir un marathon est il est vrai quelque chose de très beau, mais aussi de très dur surtout lorsque l’on passe autant de temps que moi sur le bitume. Je me dois donc de travailler encore et encore et encore et c’est ce que je vais m’atteler à faire les prochains mois, pour que mon prochain voyage soit en « 1ère classe »!!

Alors rendez vous surement au printemps 2016, en espérant une belle surprise. Mais faites moi confiance : le CAPTAIN PHOENIX sera au rendez vous!!

 

REMERCIEMENTS : Je tiens à remercier mon coach a qui je donne régulièrement des sueurs froides et des mal de tête. T’inquiète le métier rentre 🙂Audiences-tele-Person-of-Interest-cartonne-!_portrait_w674

 

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8 réflexions sur “4ème voyage en marathonie !!

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  6. Bravo pour ce nième marathon haha
    Tu es un vrai champion et surtout bravo à ta chérie !!!
    Superbe dernière photo en passant !
    Je reste tout de même choquée par l’image que je me fais du massage cardiaque alors je n’imagine pas pour vous…

  7. Oh bordel, la photo avec les medailles :)))))

    Bien joue a vous deux : t’es un grand malade quand meme. Mais c’est super d’avoir choisi cette option pour l’accompagner vers la finish line de son 1er marathon

    Good job !

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